Travailler dans la musique : 10 métiers et leurs salaires

Tu rêves de transformer la musique en métier, mais tu te demandes si un emploi dans ce milieu peut vraiment payer le loyer, les factures et quelques concerts en plus ? C’est la question que se posent des milliers de musiciens chaque année. Entre les cachets instables, les périodes creuses et les success stories qui ... Lire plus
Julien Leroux
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Tu rêves de transformer la musique en métier, mais tu te demandes si un emploi dans ce milieu peut vraiment payer le loyer, les factures et quelques concerts en plus ? C’est la question que se posent des milliers de musiciens chaque année. Entre les cachets instables, les périodes creuses et les success stories qui font tourner la tête, le paysage est loin d’être simple à lire. Pourtant, certains métiers musicaux affichent des niveaux de salaire que beaucoup de cadres envieraient, surtout quand la passion reste le moteur principal.

Pour y voir clair, il faut sortir des clichés du chanteur star ou du guitar hero. L’industrie de la musique repose aussi sur des profils moins exposés, mais tout aussi décisifs : producteur, ingénieur du son, manager, compositeur pour l’image, professeur, technicien de studio, etc. Ces postes demandent de la patience, une vraie polyvalence et souvent un sens aigu du réseau. Les écarts de revenus sont énormes, mais ils obéissent à des logiques assez concrètes : nombre de projets, notoriété, droits d’auteur, pourcentage sur les tournées.

Dans ce panorama des 10 métiers de la musique qui peuvent rapporter gros, l’objectif n’est pas de vendre du rêve, mais de poser les chiffres sur la table, d’expliquer comment ils se construisent et quelles compétences permettent d’y accéder. Un jeune batteur qui commence à jouer des remplacements ne vit pas du tout la même réalité qu’un musicien de session déjà bien installé. Une autrice-compositrice qui place un titre sur une série Netflix ne regarde plus ses relevés de droits de la même façon. Ces nuances, ce sont elles qui comptent pour bâtir une trajectoire crédible.

En bref

  • Certains métiers de la musique dépassent largement les 100 000 € de salaire annuel, mais exigent des années de travail en coulisse.
  • Le producteur, l’artiste interprète, le compositeur pour l’image et le chef d’orchestre font partie du haut du panier en termes de revenus potentiels.
  • Les métiers plus pédagogiques comme professeur de musique offrent une stabilité appréciable, même avec un salaire plus modeste.
  • Le réseau, la régularité et la capacité à gérer plusieurs sources de revenus sont décisifs pour durer.
  • Chaque emploi musical cache une réalité moins glamour que les paillettes, mais accessible pour qui accepte de jouer sur le long terme.

Métier de producteur de musique : salaire, rôle et réalité du terrain

Dans le top des métiers bien payés, le producteur de musique arrive souvent en première ligne. Ce n’est pas celui qui est sur l’affiche, mais sans lui, beaucoup d’albums ne sortiraient jamais. Le producteur repère les artistes, monte le budget, choisit le studio, coordonne les équipes et suit chaque étape, du premier démo au mastering final. Il agit à la fois comme chef de projet artistique et comme pilote financier, ce qui explique pourquoi son salaire peut décoller sérieusement dès que les projets commencent à marcher.

En France, un producteur confirmé peut viser entre 80 000 et 300 000 € brut par an, avec des pointes bien plus haut si plusieurs artistes sous sa bannière enchaînent les succès. Traduit en revenus mensuels, cela donne souvent entre 5 000 et 20 000 € net pour ceux qui ont un catalogue solide ou un poste bien installé dans une grosse structure. Mais ces chiffres cachent une énorme variabilité : beaucoup commencent avec des revenus irréguliers, en mixant production, réalisation artistique et parfois des missions de gestion de label.

Un exemple concret : Clara, 32 ans, commence comme assistante dans un petit label indépendant. Après cinq ans à organiser des sessions d’enregistrement, négocier des tarifs de studio et suivre les plannings, elle produit son premier EP avec un groupe pop qui commence à buzzer sur les réseaux. Le disque se fait repérer, le groupe signe sur une plus grosse structure, et Clara négocie un partage sur les futures recettes. Deux ans plus tard, entre avances, pourcentages et nouveaux contrats, son emploi de productrice lui rapporte un revenu à six chiffres, alors qu’elle était au SMIC quelques années plus tôt.

Ce genre de trajectoire n’a rien de automatique. Le marché est saturé, tout le monde veut lancer “le prochain hit”, et les risques financiers sont réels. Un producteur investit du temps et parfois son propre argent dans des projets qui peuvent ne jamais décoller. C’est pourquoi ce métier s’adresse plutôt à ceux qui aiment gérer l’incertitude et qui acceptent de passer plus de temps au téléphone, devant des tableaux Excel et en réunion qu’en studio casque sur les oreilles.

Pour y accéder, plusieurs chemins existent : formation en école spécialisée, master en management culturel, ou parcours 100 % empirique en commençant comme assistant de production. Les majors regardent les CV, mais les labels indépendants se focalisent surtout sur ce que la personne a déjà réussi à concrétiser. Un producteur qui peut montrer un projet autoproduit ayant dépassé 500 000 écoutes sur les plateformes aura souvent plus de poids qu’un autre avec un diplôme mais sans catalogue.

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Ce métier force aussi à se tenir informé. Suivre les tendances de la musique urbaine, comprendre les algorithmes de Spotify, savoir quand sortir un single plutôt qu’un album complet… Tout cela fait partie du quotidien. Ceux qui restent figés sur un modèle ancien voient rapidement leurs revenus stagner, pendant que d’autres s’emparent de nouveaux formats comme les lives TikTok sponsorisés ou les bandes-son pour créateurs de contenu.

En résumé, le producteur incarne l’un des postes où la musique devient le plus clairement un business. Pour celles et ceux qui aiment prendre des décisions, fédérer des équipes et miser sur des artistes, c’est un terrain de jeu intense, avec des salaires qui peuvent refléter cette prise de risque.

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Artiste interprète, musicien de session et professeur : trois façons de gagner sa vie sur scène et en studio

Quand on parle de métier de la musique, tout le monde pense d’abord à l’artiste interprète qui chante devant des milliers de personnes. Ce rôle fait rêver, mais il ne faut pas oublier qu’il existe d’autres manières d’être musicien professionnel : jouer pour les autres comme musicien de session, ou transmettre en devenant professeur de musique. Ces trois voies n’ont ni les mêmes risques, ni les mêmes niveaux de salaire, ni la même stabilité.

Artiste interprète : entre galères de début et sommets financiers

Un chanteur ou une chanteuse peut toucher des revenus qui vont de presque rien à plusieurs millions par an. Les moteurs principaux sont les tournées, les droits d’auteur (s’il ou elle écrit), les ventes et le streaming, plus les partenariats de marque. Un artiste confirmé en France peut viser quelques centaines de milliers d’euros brut par an, à condition de remplir des salles de bonne taille et de maintenir une présence forte sur les plateformes.

La réalité, c’est que beaucoup restent longtemps au niveau des premières parties, des clubs et des festivals modestes, avec des caches qui varient de 150 à 500 € la date. La bascule arrive quand un titre commence à tourner sérieusement en radio ou en playlist. À partir de là, une tournée bien négociée, quelques placements en publicité, et le salaire annuel peut prendre un virage brutal. C’est l’archétype du métier “tout ou rien” qui attire, mais qui use aussi.

Musicien de session : la discrétion bien payée

Le musicien de session, lui, choisit une voie moins exposée médiatiquement. Il intervient sur les albums des autres, en studio ou sur scène, parfois dans des conditions très variées : pop, jazz, variété, musiques urbaines, musiques de films. Les plus demandés deviennent de véritables couteaux suisses capables d’enchaîner une matinée en studio, un filage pour une tournée d’artiste et un show télé le soir.

Côté revenus, on retrouve souvent une fourchette de 30 000 à 70 000 € brut par an, soit entre 2 000 et 4 500 € net par mois, pour ceux qui tournent bien et sont installés dans un réseau actif. Un guitariste très sollicité sur Paris ou Bruxelles, par exemple, peut cumuler plusieurs sessions par semaine et quelques tournées régulières. La clé, c’est la fiabilité : arriver à l’heure, lire vite, s’adapter sans drama. Ceux qui maîtrisent ces codes ne manquent généralement pas de travail.

Professeur de musique : stabilité et impact sur le long terme

Le professeur de musique choisit une autre forme de réussite. Le revenu est plus prévisible, souvent compris entre 25 000 et 50 000 € brut par an en école, conservatoire ou structure associative, avec possibilité de compléter par des cours particuliers et des stages pendant les vacances. Beaucoup de profs ne se contentent d’ailleurs pas d’une seule structure, mais combinent plusieurs lieux d’enseignement, ce qui diversifie aussi les publics.

Ceux qui montent leur propre école ou atelier collectif peuvent dépasser ces montants en quelques années, surtout s’ils se spécialisent (par exemple dans les musiques actuelles ou les percussions du monde) et développent une vraie communauté locale. Il suffit de regarder les retours d’expérience sur ce type de plateforme dédiée aux percussions et à la pédagogie rythmique pour voir à quel point la demande en formation reste forte.

La vraie richesse, ici, ne se mesure pas seulement en euros. Accompagner un élève sur plusieurs années, le voir monter sur scène pour la première fois, le voir intégrer un groupe… tout cela donne du sens à un emploi parfois exigeant physiquement. Mais il ne faut pas se tromper : entre préparation de cours, administratif et déplacements, le temps de travail dépasse souvent les seules heures facturées.

Ces trois figures montrent à quel point la même passion peut mener à des quotidiens très différents. D’un côté, l’adrénaline des tournées et les montagnes russes financières ; de l’autre, la régularité d’un planning de cours et la satisfaction de transmettre. La bonne question n’est pas “quel est le mieux payé ?”, mais plutôt “quel rythme de vie est compatible avec ce que l’on veut construire sur dix ans”.

Auteur-compositeur et compositeur pour l’image : quand les droits d’auteur deviennent un vrai salaire

Si un seul métier illustre bien la force des droits d’auteur, c’est celui d’auteur-compositeur. Placer des chansons pour d’autres artistes, c’est accepter de rester parfois dans l’ombre, mais aussi de toucher des revenus qui peuvent durer des années. Chaque passage radio, chaque diffusion TV, chaque stream sur une plateforme génère une petite fraction de revenu. Additionnés, ces montants deviennent un salaire plus que confortable lorsque plusieurs titres tournent en permanence.

En moyenne, un auteur-compositeur en activité peut viser entre 40 000 et 150 000 € brut par an, avec des exceptions bien au-delà pour celles et ceux qui signent beaucoup de hits. Mensuellement, cela représente souvent entre 2 500 et 10 000 € net pour les profils les plus prolifiques. Ici, le volume compte autant que la chance : celui qui écrit dix titres par an pour des artistes en développement ne jouera pas dans la même catégorie que celle qui place trente morceaux pour des chanteurs déjà médiatisés.

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Un exemple fréquent : un auteur installe une petite routine avec une maison d’édition et un label. Chaque semaine, il participe à des sessions d’écriture avec des artistes différents. Certains morceaux ne verront jamais le jour, d’autres finiront sur des albums, un ou deux deviendront des singles. Deux ans plus tard, les relevés de la SACEM montrent un flux de revenus régulier qui ne dépend plus du nombre d’heures passées en studio, mais du succès cumulatif du répertoire.

À côté de cela, le compositeur de musique pour l’image travaille sur un autre modèle. Il ou elle crée des bandes originales pour le cinéma, les séries, les documentaires ou les jeux vidéo. Là, la rémunération s’organise autour de forfaits de composition, de droits voisins et parfois de primes de succès. Les fourchettes courantes vont de 40 000 à 200 000 € brut par an pour un compositeur expérimenté, soit entre 2 500 et 13 000 € net par mois pour ceux qui enchaînent les contrats.

Les jeux vidéo et les plateformes de streaming ont rebattu les cartes. Un jeu indépendant qui explose sur Twitch, ou une série placée dans le top 10 d’une plateforme, peut propulser un thème musical dans la tête de millions de personnes. Le compositeur ne devient pas forcément une star, mais ses contrats suivants seront plus simples à négocier. Les producteurs savent reconnaître une signature sonore qui a déjà prouvé son efficacité narrative.

Bien sûr, la concurrence est rude. Beaucoup de musiciens se lancent dans le home studio et envoient des maquettes à tout-va. Les compos qui sortent du lot sont celles qui servent l’histoire, pas celles qui se contentent d’enchaîner des accords “jolis”. C’est là que des compétences comme l’orchestration, la maîtrise de banques de sons, ou simplement une grande culture cinématographique font la différence.

Pour structurer ces métiers, mieux vaut ne pas rester isolé. Signer avec un éditeur, rejoindre une agence de compositeurs, participer à des résidences d’écriture, tout cela permet de transformer un talent brut en emploi durable. Le piège classique consiste à accepter des contrats “à visibilité” payés en promesses. Sur ce point, beaucoup de professionnels conseillent de défendre un minimum de rémunération, même sur les premiers projets, pour ne pas tirer tout le marché vers le bas.

Ces carrières basées sur la propriété intellectuelle demandent du temps avant de produire des revenus satisfaisants. Mais une fois le catalogue installé, elles offrent une chose rare dans le milieu musical : la possibilité de continuer à toucher des revenus même lorsque l’on travaille moins. Pour des musiciens qui veulent vieillir dans ce secteur sans rester accrochés aux tournées en permanence, c’est un argument de poids.

Ingénieur du son, technicien de studio et directeur artistique : la face technique et stratégique de l’industrie

Derrière chaque album qui sonne bien, chaque concert bien mixé, il y a des métiers techniques souvent mal compris. L’ingénieur du son, le technicien de studio et le directeur artistique structurent l’architecture sonore et stratégique d’un projet. Ils n’ont pas la lumière des projecteurs, mais touchent des revenus plus réguliers que beaucoup d’artistes. Ce sont des fonctions où la précision technique se mélange à une vraie sensibilité musicale.

Ingénieur du son : aux manettes du son, du studio à la scène

Un ingénieur du son en France navigue souvent entre 30 000 et 70 000 € brut par an, soit environ 2 000 à 4 500 € net par mois, selon l’expérience, le secteur (live ou studio) et la capacité à fidéliser une clientèle. Certains freelances réputés facturent leurs journées de prise de son ou de mixage à des tarifs élevés, surtout lorsqu’ils travaillent pour des artistes installés ou des grandes productions de spectacles.

Les compétences requises dépassent largement le simple maniement de la console. Il faut comprendre l’acoustique, connaître les microphones, savoir gérer la pression des deadlines en studio, ou l’urgence des balances en festival. Un concert n’attend pas qu’un bug informatique soit réglé tranquillement. Ceux qui gardent la tête froide dans ces moments-là deviennent vite indispensables aux yeux des équipes.

Technicien de studio : logistique du son et polyvalence

Le technicien de studio occupe un poste un peu plus discret, mais essentiel. Il installe les micros, prépare les salles, assure la maintenance du matériel, gère parfois l’édition de base sur les logiciels. Les salaires sont souvent inférieurs à ceux des ingénieurs, mais la fonction représente une porte d’entrée crédible dans le milieu pour de nombreux jeunes sortant d’école ou d’une formation courte.

Dans certains grands studios parisiens, un technicien débutant peut toucher un revenu proche du SMIC, avec une progression possible vers des postes d’assistant puis d’ingénieur. Ce parcours prend du temps, mais il a un avantage : apprendre sur le tas au contact de professionnels expérimentés et d’artistes variés. Beaucoup d’ingénieurs reconnus ont commencé à faire du café et à dérouler des câbles avant de signer leurs premiers mix.

Directeur artistique : l’oreille stratégique d’un label

Le directeur artistique (DA) se situe à la croisée de l’artistique et du business. Il repère les talents, choisit les morceaux qui composeront un album, supervise les enregistrements et parfois même l’image générale du projet. Les niveaux de salaire tournent généralement entre 50 000 et 150 000 € brut par an, avec des rémunérations mensuelles qui peuvent aller de 3 000 à 10 000 € net selon le label et l’ancienneté.

Un bon DA sait dire non. Non à un morceau qui affaiblit un album, non à un single sorti trop tôt, non à une collaboration qui brouille l’identité sonore d’un artiste. Cette capacité à trancher vaut de l’or, car une erreur de positionnement peut coûter cher à un label. Inversement, une bonne intuition peut lancer une carrière sur plusieurs années. Dans les faits, le DA joue un rôle de filtre et de guide stratégique, souvent dans un dialogue serré avec le producteur.

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Pour ces métiers techniques et stratégiques, les formations spécialisées peuvent aider, mais ne suffisent pas. Les recruteurs regardent les réalisations concrètes : disques déjà mixés, artistes découverts, tournées assurées. Construire ce portfolio demande parfois d’accepter des projets moins payés au début, voire de collaborer avec des groupes en développement simplement pour accumuler de l’expérience. Le point clé reste de ne pas s’y enfermer trop longtemps, au risque de rester cantonné aux petits budgets.

Une ressource utile pour ces profils, ce sont les sites qui décortiquent le matériel, les métiers et l’envers du décor. Sur un site comme Pulsare dédié aux percussions, au son et aux coulisses de l’industrie, on trouve souvent des exemples concrets de parcours et de choix techniques qui peuvent nourrir une progression cohérente.

Au final, si tu aimes autant régler un compresseur que discuter stratégie d’album, ces fonctions techniques et artistiques mixtes offrent un terrain riche. Les emplois y sont plus nombreux que dans la catégorie “star de la scène”, même si la bataille pour les meilleurs postes reste serrée.

Chef d’orchestre, manager d’artistes et panorama des salaires musicaux en 2026

Trois autres métiers ferment ce tour d’horizon : le chef d’orchestre, le manager d’artistes et, plus globalement, les emplois de la musique vus à travers leurs niveaux de salaire. Ce sont trois angles complémentaires qui montrent comment la responsabilité, la gestion de carrière et le prestige peuvent se traduire financièrement.

Chef d’orchestre : leadership musical et forte amplitude de revenus

Le chef d’orchestre dirige des dizaines de musiciens, parfois plus d’une centaine, pour donner vie à des partitions complexes. Il ne s’agit pas seulement d’agiter une baguette, mais d’imposer un tempo, une intention, une cohérence. Les rémunérations se situent souvent entre 50 000 et 250 000 € brut par an, soit environ 3 000 à 16 000 € net par mois, avec des écarts gigantesques entre un poste permanent dans un orchestre régional et une carrière internationale invitée dans les plus grandes salles.

Ce métier réclame un niveau de formation musicale très poussé : conservatoires supérieurs, concours, années d’assistanat dans des orchestres, maîtrise de plusieurs langues pour travailler à l’étranger. Le chef d’orchestre doit gagner la confiance des musiciens, du public et des institutions. Quand cette confiance est là, les engagements se multiplient et les cachets suivent. Dans le cas contraire, les propositions se raréfient vite.

Manager d’artistes : piloter une carrière et prendre un pourcentage

Le manager d’artistes agit comme le bras droit stratégique du musicien. Il s’occupe des contrats, des tournées, de la visibilité médiatique, parfois même de la cohérence artistique globale. En échange, il touche généralement entre 10 et 20 % des revenus générés par l’artiste. Cela place ses salaires dans une fourchette d’environ 40 000 à 120 000 € brut par an pour les profils travaillant avec un ou plusieurs artistes qui tournent bien.

Concrètement, si un artiste génère 300 000 € de revenus sur une année entre concerts, droits et partenariats, un manager à 15 % peut espérer 45 000 € avant impôts. Avec deux artistes au même niveau, les chiffres doublent. Mais le risque existe aussi : si les tournées se vendent mal, si les sorties d’album déçoivent, les revenus du manager plongent en même temps que ceux de l’artiste. C’est un métier qui attire ceux qui aiment la négociation, la stratégie et le contact constant.

Comparatif synthétique des salaires dans les métiers de la musique

Pour se repérer, un tableau comparatif peut aider à visualiser les grandes lignes des salaires évoqués pour ces 10 métiers. Les chiffres restent indicatifs, mais donnent un ordre de grandeur.

Métier de la musique Salaire annuel brut estimé Salaire mensuel net estimé
Producteur de musique 80 000 à 300 000 € 5 000 à 20 000 €
Artiste interprète / chanteur Variable, jusqu’à plusieurs millions De quasi nul à plusieurs centaines de milliers €
Auteur-compositeur 40 000 à 150 000 € 2 500 à 10 000 €
Compositeur pour film / jeux vidéo 40 000 à 200 000 € 2 500 à 13 000 €
Chef d’orchestre 50 000 à 250 000 € 3 000 à 16 000 €
Ingénieur du son 30 000 à 70 000 € 2 000 à 4 500 €
Musicien de session 30 000 à 70 000 € 2 000 à 4 500 €
Manager d’artistes 40 000 à 120 000 € Variable, selon les pourcentages
Directeur artistique 50 000 à 150 000 € 3 000 à 10 000 €
Professeur de musique 25 000 à 50 000 € 1 600 à 3 000 €

Ce panorama montre des amplitudes gigantesques. Mais un point ressort : les plus hauts revenus concernent les profils qui combinent responsabilité, gestion de risque et création d’actifs durables (droits d’auteur, carrière d’artiste, direction d’orchestre). À l’inverse, les métiers plus pédagogiques offrent une sécurité relative, tout en gardant un lien direct avec le plaisir de faire de la musique au quotidien.

Au fond, la bonne approche consiste à identifier ce que l’on veut voir dans sa vie de musicien : du voyage, des studios, de la scène, des salles de classe, des partitions, des contrats… et de choisir le métier qui colle le mieux à ce mélange personnel. L’argent reste un critère important, mais il ne raconte pas tout sur la qualité de vie derrière chaque fonction.

Quel est le métier de la musique le mieux payé ?

Les plus hauts salaires se trouvent généralement chez le producteur de musique, l’artiste interprète de haut niveau et le compositeur pour l’image lorsqu’il ou elle travaille sur des productions à gros budget. Un producteur chevronné peut dépasser 300 000 € brut par an, tandis qu’une star de la chanson ou un compositeur très demandé peut atteindre ou dépasser le million, selon les tournées, les droits d’auteur et les contrats.

Peut-on vivre uniquement de la musique sans être connu ?

Oui, de nombreux professionnels vivent de la musique sans être célèbres. Les musiciens de session, les ingénieurs du son, les professeurs de musique ou encore les compositeurs pour l’image construisent des carrières solides avec un réseau fidèle. La clé consiste souvent à combiner plusieurs sources de revenus : concerts, studio, enseignement, commandes, etc.

Combien de temps faut-il pour gagner correctement sa vie dans la musique ?

Il faut souvent plusieurs années pour atteindre un revenu stable. Beaucoup de professionnels parlent d’une fourchette de 3 à 7 ans avant de dégager un salaire régulier, le temps de se faire un réseau, de signer des premiers contrats sérieux et de se spécialiser. Les métiers basés sur les droits d’auteur demandent encore plus de patience, car le catalogue met du temps à générer des sommes significatives.

Faut-il absolument faire une école pour travailler dans la musique ?

Les écoles spécialisées aident, surtout pour les métiers techniques comme ingénieur du son ou pour se créer un premier réseau. Mais beaucoup de parcours se construisent sans diplôme prestigieux, en passant par les studios locaux, les tournées, les MJC, les résidences. Ce qui compte le plus reste la compétence démontrable, la fiabilité et la capacité à travailler avec les autres.

Quels métiers de la musique offrent la meilleure stabilité ?

Les postes de professeur de musique, certains emplois techniques (technicien de studio salarié, ingénieur du son en structure fixe) ou les fonctions en conservatoire et écoles de musique offrent en général plus de stabilité que les professions liées à la notoriété directe. Les salaires y sont plus modestes, mais le flux de revenus reste moins soumis aux effets de mode ou aux annulations de tournée.

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